Portrait de bénévole : Mathilde
Je m’appelle Mathilde, j’ai 34 ans et je vis en Savoie. Je suis travailleuse sociale, un métier profondément tourné vers l’accompagnement des autres, mais qui a pris une résonance toute particulière à travers mon histoire personnelle.
Je suis la maman de trois filles. Louise née en septembre 2019, puis est arrivée Anna née sans bruit en juin 2022. Enfin, Suzanne, rayon de soleil après la tempête, est venue agrandir notre famille en juillet 2024.
Avec mon mari nous avons perdu notre seconde fille au moment de l’accouchement, à terme, après une grossesse qui s’était déroulée sans l’ombre d’un doute. Comme beaucoup de futurs parents, j’avais envisagé différents risques liés à l’accouchement, mais encore naïve et insouciante, je n’avais jamais imaginé la mort d’un bébé. Ce n’est pas dans l’ordre des choses. Ce n’est pas ainsi que l’on imagine le cycle de la vie.
Face à cette épreuve, nous avons eu la chance d’être entourés et accompagnés avec une certaine justesse par les équipes de la maternité ainsi que par des professionnels en libéral. Ce soutien a été essentiel. J’ai pleinement conscience aujourd’hui que cet accompagnement, tant au moment du décès d’Anna que lors de la grossesse et de la naissance de Suzanne, a largement contribué à nous permettre de rester debout. Car le deuil périnatal ne s’efface pas. Il ne se “termine” pas. Il s’inscrit dans le temps, dans la vie, et reste un chemin encore parfois chaotique, qui nous accompagne durablement.
En faisant des recherches après coup, je me suis rendue compte que la qualité de l’accompagnement que nous avions reçu était loin d’être une réalité partout. Selon les territoires, les familles ne bénéficient pas toujours du même soutien, de la même écoute, ni des mêmes ressources. C’est ce constat qui a fait naître en moi l’envie de m’engager. J’ai souhaité, à mon tour, contribuer à améliorer l’accompagnement autour du deuil périnatal, pour que d’autres parents puissent se sentir soutenus dans ces moments d’une extrême vulnérabilité.
L’association Petite Émilie m’est alors apparue comme une évidence. À ma connaissance, c’est la seule structure qui propose des formations à destination des professionnels de santé et des étudiantes sages-femmes en binôme parent/professionnel. Cette approche, profondément humaine, permet de croiser les regards et de transmettre une compréhension plus juste, plus incarnée de ce que vivent les familles. C’est donc tout naturellement que j’ai rejoint cette association, avec l’envie de mettre mon expérience au service des autres, et de participer, à ma mesure, à faire évoluer les pratiques et les regards autour du deuil périnatal.
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